Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
25 Février 2025
Ecarts de salaires, temps partiels imposés, retraites amputées, violences sexistes et sexuelles, surcharge des tâches domestiques et familiales… Malgré des décennies de luttes, l'égalité entre les femmes et les hommes au travail est encore loin d'être réalité. Alors, le 8 mars, on se lève et on manifeste pour les droits des femmes.
Malgré les discours officiels, les inégalités femmes-hommes persistent : écarts de salaires, temps partiel imposé, retraites amputées, violences sexistes et sexuelles, surcharge des tâches domestiques et familiales…
Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, n’est ni une fête ni une commémoration : c’est une journée de grève et de mobilisation !
A l'occasion du 8 mars, la CGT appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines.
Retrouver sur le site grevefeministe.fr les infos concernant les mobilisations en France et dans ce dossier les outils CGT pour organiser le 8 mars sur les lieux de travail.
Droits des femmes :
face à l’extrême droite, la riposte syndicale s’organise
Les droits des femmes sont en danger avec la montée des mouvements d’extrême droite en Europe. Lors de la journée militante de préparation du 8 mars, un débat était organisé en présence de militantes européennes pour échanger sur cette menace et les stratégies à adopter pour défendre les droits des femmes.
Remise en cause du droit à l’avortement, promotion des politiques natalistes, instrumentalisation des violences faites aux femmes… Le constat est sans appel.
En Europe, l’extrême droite prône le retour aux « valeurs traditionnelles » pour imposer une vision conservatrice du rôle des femmes.
En Allemagne, le parti populiste allemand, l’AFD, promeut un modèle où les femmes restent au foyer, limitant leur autonomie financière.
En Pologne, malgré la chute du gouvernement ultraconservateur qui avait limité les restrictions sur l’IVG, les femmes continuent de se battre pour l’accès à l’avortement.
L’imposture sociale de l’extrême droite
En France, le Rassemblement National tente de se positionner en défenseur du pouvoir d’achat, tout en s’opposant aux mesures favorisant l’égalité salariale et l’amélioration des conditions de travail des femmes.
Nathalie Bazire, secrétaire confédérale de la CGT insiste : « Leur projet vise à renvoyer les femmes au foyer et à détruire les conquêtes sociales. » Pire encore, l’extrême droite instrumentalise la question des violences sexistes pour servir un discours xénophobe, détournant l’attention des véritables causes de ces violences.
Une riposte syndicale féministe
Les mobilisations collectives sont essentielles pour contrer les politiques régressives et garantir l’émancipation des femmes dans un cadre de justice sociale et d’égalité.
En Allemagne, des campagnes de sensibilisation sont mises en place pour déconstruire les discours d’extrême droite. En Pologne, la lutte pour restaurer le droit à l’avortement continue malgré la répression.
« L’égalité salariale, les droits sociaux et des salaires dignes sont nos meilleures armes contre l’extrême droite », affirme Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT qui appelle à faire du 8 mars une grande journée de mobilisation.
Des grèves et manifestations seront organisées pour rappeler que la précarité économique reste un levier d’asservissement des femmes.
Recto seul - Télécharger
Version imprimable Recto dessin/ verso texte - format PDF - Télécharger
Affiche " Stop patriarcat " : Version impression PDF (CMJN) | Version pdf web (RVB) | Image jpeg
Tract version modifiable (assemblage InDesign) - Télécharger