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Union Locale CGT La Ciotat

Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)

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Budgets de l'État et de la Sécu

Budgets de l'État et de la Sécu
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Budgets de l'État et de la Sécu : d'autres choix sont possibles

PLF, PLFSS… Derrière ces sigles se cache en réalité une question simple : le partage des richesses produites par notre travail. Une fois encore, le gouvernement a fait son choix, celui des très riches et des grandes entreprises. D’autres solutions existent.

Les débats parlementaires se concentrent en ce moment sur deux thématiques importantes :

le budget de la Sécurité sociale (avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, « PLFSS »), principalement financé par les cotisations sociales, qui couvre les aléas de la vie : santé (assurance maladie), vieillesse (retraites), familles (CAF), autonomie, accidents du travail…

le budget de l’État (avec le projet de loi de finance, « PLF »), principalement financé par l’impôt, qui couvre le financement des services publics, le bien commun de toute la population.

Au prétexte d’une situation budgétaire « catastrophique », le gouvernement propose dans les deux cas un projet d’une violence sociale sans précédent, encore pire que le budget Bayrou, faisant payer les plus démuni·es et les malades pour préserver sa politique de cadeaux aux grandes entreprises et aux ultra-riches.

Sécurité sociale : la cotisation doit reprendre toute sa place

L’objectif du gouvernement est simple : la destruction de notre modèle de Sécurité sociale. Le budget Lecornu est un véritable plan d’austérité contre les travailleur·ses et les plus précaires :

Des mesures qui frappent de plein fouet les salarié·es malades ou accidenté·es

  • limitation des arrêts maladie à quinze jours, avec nouvelle consultation obligatoire pour toute prolongation
  • restriction des arrêts longues durée maladies les plus graves), sauf « situations aiguës » : une mesure qui exclura des milliers de malades, notamment atteint·es de troubles musculosquelettiques ;
  • limitation à quatre ans des arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, alors qu’il n’existe aujourd’hui aucune limite ;
  • suppression de l'avis de la médecine du travail pour la reprise après un congé maternité ;
  • renforcement des contrôles patronaux sur les arrêts maladie, y compris par les médecins de l’employeur.

Des mesures qui augmentent la participation financière des patient·es

  • la création d’une participation forfaitaire sur les consultations des chirurgien·nes-dentistes, calquée sur celle des généralistes ;
  • une nouvelle franchise sur les dispositifs médicaux (lunettes, prothèses, pacemakers, pansements…) ;
  • la hausse des franchises médicales sur les transports de patient·es, aujourd’hui à 4 euros – le budget Bayrou prévoyait même de les doubler !
  • la ponction sur les mutuelles et complémentaires (qui sera forcément répercutée sur les contrats et donc sur les frais de santé des salarié·es et des retraité·es).

Des attaques directes contre les retraité·es et les plus précaires

  • après un gel pour 2026, les pensions seraient minorées de 0,9 point sous l’inflation en 2027 et de 0,4 point les deux années suivantes, grevant le niveau de vie des retraité·es, actuel·les et futur·es ;
  • cumul emploi-retraite « simplifié », en réalité pour obliger les retraité·es à retravailler afin de compenser la baisse de leurs pensions ;
  • suppression de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions : une double peine !
  • année blanche pour les prestations sociales : minima sociaux et prestations familiales ;
  • réduction des prestations des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie
  • fiscalisation des indemnités journalières des personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) et durcissement des critères d’accès.

Risque de maintien d’un énième projet de réforme de l’assurance chômage

Objectif : 3 milliards d’euros d’économies sur le dos des privé·es d’emploi.

En réalité, il n’y a pas un problème de dépenses pour la Sécurité sociale, mais de recettes. Au prétexte de favoriser l’emploi, les gouvernements successifs ont favorisé les exonérations de cotisations sociales et limité les recettes, mettant en péril le financement de la Sécurité sociale.

La CGT a proposé un ensemble de mesures permettant de résoudre le manque de recettes, et de financer entre autres l’abandon de la réforme des retraites :

- suppression progressive des 80 milliards d'euros d’exonérations de cotisations sociales dont 5,5 milliards qui ne sont pas compensés par l’État et qui participent aux trappes à bas salaires ;

- mise en place d’une véritable égalité salariale femmes-hommes : au minimum 6 milliards d’euros ;

- élargissement de l’assiette des cotisations pour y intégrer toutes les primes, l’intéressement et la participation : 4,4 milliards d’euros ;

- augmentation du forfait social sur les dividendes (alignement sur les cotisations dites patronales) : 10 milliards d’euros minimum ;

- lutte contre le travail illégal : manque à gagner de 6 à 8 milliards d’euros de cotisations retraites…

 

 

 

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