Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
3 Mars 2026
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Les prochaines élections municipales seront déterminantes pour les orientations qui façonneront, pour les années à venir, la vie quotidienne des communes et de ses habitants. Elles doivent être l’occasion de porter l’ambition de politiques publiques de proximité exigeantes pour répondre aux besoins sociaux, économiques et environnementaux de toute la population, dans une visée de développement équilibré et solidaire du territoire. Les élections municipales sont un moment important de la vie démocratique. C’est avant tout une question de quotidien : le bus qui passe en bas de chez nous, les espaces verts, la présence d’un médecin, etc…
L’extrême droite et la droite extrême portent des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes. Elle remet en cause les principes républicains et démocratiques.
Le bilan le démontre : aux Etats-Unis, en Argentine, en Pologne ou encore en Italie, partout où elle accède au pouvoir, elle s’attaque à la liberté de la presse, à l’indépendance de la justice, aux libertés universitaires et syndicales. Elle met en place des politiques racistes, s’attaque aux droits des étrangers, aux personnes LGBTQIA+, et remet en cause le droit à l’IVG. Elle revendique et défend la peine de mort.
Elle restreint l’accès à la culture pour tous.
L’extrême droite a fait de ces élections un objectif central pour renforcer l’implantation de proximité qui lui fait actuellement défaut pour espérer gagner les élections présidentielles. L’extrême droite est un danger majeur pour notre démocratie et pour nos villes et villages. Pour lui faire obstacle, il convient de répondre aux aspirations du monde du travail, de lutter contre le déclassement qui lui sert de terreau et de refuser fermement la banalisation des idées.
Si nous invitons les retraités à ne pas faire confiance aux extrêmes, ni aux discours populistes, c’est parce que nous voyons bien que sur le plan national les discours tenus sont le contraire de ce qui est voté. Le RN a voté contre l’augmentation du SMIC, il refuse de taxer les patrons, etc…
Les politiques actuelles, avec l’aval de la droite et de l’extrême droite, détruisent les services publics, il nous semble essentiel de rappeler cet attachement. Non pas comme une vieille antenne, mais bien comme une réponse aux besoins de la population et il est bon de rappeler que comme retraités nous sommes confrontés tous les jours par la disparition de ceux-ci.
Rappelons-le encore, le service public, c’est la liberté de s’alimenter, de se déplacer. C’est l’égalité face à la santé, face à l’école, face au logement. C’est la fraternité quand nous parlons de démocratie locale ou d’accès à la culture. Le service public, c’est rendre réelle la devise républicaine qui figure au fronton des mairies : « liberté, égalité, fraternité ».
La commune est le premier échelon de la République, celui qui incarne le mieux la proximité et la réponse aux besoins des usagers. Pour nous retraités, elle est essentielle pour la réponse à nos besoins.
Il ne nous échappe pas que le contexte financier est très dégradé, encore en 2025, c’est 8 milliards d’euros qui ont été supprimés des dotations des collectivités locales. La baisse de ces dotations a été votée par la droite et l’extrême droite, les mêmes qui aujourd’hui prétendent défendre la population.
Et en 2026, ce sont 2 milliards d’euros qui sont encore ponctionnés….
Par ailleurs, contrairement à ce qu’elle tente de faire croire, l’extrême droite met en place des politiques défavorables aux travailleurs et aux travailleuses et multiplie les cadeaux pour les plus grandes entreprises et les plus riches. Elle ne doit donc jamais être traitée comme un parti comme les autres.
C’est la raison pour laquelle la CGT a toujours pris ses responsabilités en refusant de mettre l’extrême droite dos à dos avec une quelconque autre force politique.
La CGT défend le service public et les agents qui le font vivre car sans eux, il n’y a pas de service, et donc pas de commune au service de toutes et tous.
Nous, retraités, sommes attaqués de toute part, nous sommes accusés d’avoir profité jusqu’à maintenant de la société.
Le gouvernement nous a en ligne de mire et les différents budgets votés avec le 49.3 nous le montrent.
Le PLFSS constitue une attaque frontale contre notre système de santé et de protection sociale. Ce n’est pas un choix politique assumé de sacrifier la santé publique au dogme de l’austérité.
6 milliards en moins pour la santé, c’est plus de fermetures de lits, moins d’accès aux soins pour bon nombre d’entre nous. Ce budget, adopté de justesse, confirme l’asphyxie financière des hôpitaux, les 1 milliard de ponction sur les mutuelles et le maintien des exonérations patronales.
L’Assemblée Nationale, avec le soutien de l’extrême droite, avait déjà rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires (taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans conditions ni contrepartie.
Les débats à l’Assemblée Nationale font croire à un pays ruiné, écrasé par la fiscalité. Il y a évidemment des difficultés réelles, mais elles sont provoquées par les capitalistes, ceux-là même qui aboient en permanence dans les médias dont ils sont propriétaires.
Les différentes mesures visant une fois de plus à faire payer l’ensemble de la population et en particulier les retraités ne sont pas acceptables.
Les USR-CGT de la région PACA n’entendent pas se résoudre à ce budget délétère. Comme l’ensemble de la CGT, elles réclament plus de justice fiscale et sociale et plus particulièrement :
Le rattrapage de la baisse du pouvoir d’achat avec en première mesure 10 % d’augmentation immédiatement
L’accès aux soins pour toutes et tous et l’arrêt du démantèlement de la Sécurité sociale
Le 100 % Sécurité sociale.
Grace à l’action des retraités avec la CGT, nous sommes parvenus à faire reculer le gouvernement sur certains mauvais coups contenus dans la première version du PLFSS : la suppression des 10% d’abattement sur les impôts pour les retraités, le doublement des franchises médicales, le gel des pensions de retraite et des prestations sociales …
Pour les Bouches du Rhône :
- Le Service Public des transports est essentiel pour se rendre dans les sites de soins. Mais également pour permettre aux Retraités de continuer à se socialiser et se divertir. Nous avons gagné depuis le 1er septembre 2025, la gratuité des Transports pour les 65 ans et plus, sur les Bus, Tramway et Métro de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Nous revendiquons l’extension de cette Gratuité à tout le département des Bouches du Rhône et son extension aux transports SNCF.
Dans le même temps, nous refusons que cette gratuité soit payée par des plans sociaux dans les entreprises de transports. Car l’argent existe pour répondre aux besoins, les transports peuvent être financés sans impôt supplémentaire sur les ménages, nous proposons pour cela l’augmentation du taux de versement mobilité des entreprises de plus de 11 salariés, au même niveau qu’en île de France. Nous revendiquons également l’amélioration des lignes de dessertes fines pour rendre accessibles les Transports en Communs au plus grand nombre, en ville comme dans les territoires ruraux. Les royalties des tunnel et Parking des Bouches du Rhône doivent revenir au financement des Transports Publics en lieu et place des dividendes des actionnaires.
- L’accès aux soins est essentiel pour bien vieillir. Au-delà du nombre insuffisant de médecins et de spécialistes pour se soigner à temps, le financement de sa protection sociale complémentaire, actuellement nécessaire pour accéder à une qualité des soins, est une question importante qui ne concerne pas seulement les plus bas revenus.
En attendant de gagner le 100% Sécu, nous revendiquons la continuité de financement de la Complémentaire par les entreprises, après le passage en retraite, l’arrêt des mesures gouvernementales de déremboursement par la Sécurité Sociale et l’arrêt de la taxation des complémentaires qui font peser sur les cotisations des augmentations importantes qui deviennent insoutenables.
- Les Retraités sont porteurs d’une mémoire des luttes sociales, ils connaissent par avance le recul des libertés et les mauvais coups que pourrait amener la montée de l’extrême droite au pouvoir.
Fort de nos 4600 syndiqués retraités, nous revendiquons le maintien du principe de l’Etat de Droit sur les valeurs Républicaines « Liberté, Egalité Fraternité », l’arrêt des violences dans le débat politique pour ne pas détourner les débats des enjeux sociétaux.
Les prochaines échéances électorales (municipales en 2026, Présidentielles et Législatives en 2027) doivent s’inscrire dans le progrès social et l’exigence de la Paix.
Nous revendiquons la participation des richesses créées par le travail (plus-values, bénéfices et dividendes) à l’amélioration des conditions de vies des actifs et des inactifs.
- La CGT condamne les violences ayant entraîné la mort de Quentin D., militant d’extrême droite à Lyon. Le travail d'enquête doit pouvoir être fait sereinement dans le respect de l'Etat de droit pour que justice soit faite.
- Nous réaffirmons avec l’UD CGT 13 « que la CGT forte de son histoire et de son engagement appelle l’ensemble des organisations démocratiques à réaffirmer que oui, résolument, nous sommes toutes et tous antifascistes »
Les Unions Syndicales des Retraités de la CGT de la région PACA rappellent ici à nouveau leur attachement à la démocratie et leur refus de voir l’extrême droite se servir des communes pour en faire leur terrain de jeux.