Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
1 Octobre 2026
QUAND ON S’EN PREND AUX LYCÉEN.NES, C’EST TOUTE LA CGT QUI RÉPOND !
FACE À LA RÉPRESSION : NOUS NE SERONS PAS COMPLICES !
Le 29 septembre, des milliers de travailleurs et de travailleuses étaient en grève à l’appel des organisations syndicales de la Fonction Publique. Dans le cadre de cet appel, partout en France et sans attendre cette journée de grève, des lycéennes et lycéens, notamment issus de l’Éducation Prioritaire, ont spontanément lancé ce mouvement social en s’appropriant leurs lieux d’étude par le blocage de leurs établissements et la manifestation. Leurs revendications sont claires : étudier dans des conditions décentes,, l’abrogation de Parcoursup, les questions de bâti scolaire, la fin des journées à rallonge… Autant de revendications que nous partageons avec elles et eux.
Face aux revendications légitimes et nécessaires de la jeunesse, le Gouvernement et le Ministère n’ont eu qu’une seule réponse : le dénigrement puis la répression. L’État et son bras armé, le ministre de l’intérieur, ont enchaîné les violences les plus abjectes : Partout, ce sont les grenades lacrymogènes, les coups de matraques et les CRS ou la BAC que le gouvernement offre pour toute réponse aux aspirations des lycéen.nes : À Tours, un lycéen un perdu un œil, visé par un tir de LBD à bout portant. La France a pourtant déjà été épinglée par la CEDH pour l’emploi de ces projectiles. À Sevran, la police montée a chargé des lycéennes pacifiques. La répression a été particulièrement violente à Orléans, Toulouse ou encore Grenoble. Déjà plus de 1065 interpellations sont revendiquées à travers le pays. Plus d’une centaine de blessé.es.
Dans les Bouches-duRhône : À Martigues, 6 lycéens ont été placés en garde-à-vue. À Marseille, deux autres élèves du Lycée Victor Hugo seront présenté vendredi devant le juge pour enfants, avec à la clé de potentielles conséquences dévastatrices pour leur avenir, quand leur seul crime est d’avoir lutté pour leur dignité lors des mobilisations du printemps dernier. D’autres interpellations ont eu lieu sans que nous n’ayons plus d’informations à ce stade.
À la violence policière se superposent donc les menaces de répressions administratives. Au-delà des procédures judiciaires visant à faire des exemples et à étouffer la colère légitime de la jeunesse, les représentants du Ministère de l’Éducation Nationale ne sont pas en reste. Un peu partout, des chefs d’établissement et des personnels de direction outrepassent leurs prérogatives en menaçants leurs élèves de sanctions, de procédures en justice, quand ils ne répriment pas eux mêmes physiquement les lycéen.nes mobilisé.es. Les personnels de l’Éducation Nationale aussi connaissent bien ces intimidations : en cette rentrée, ce sont pas moins de 4 de nos camarades qui sont poursuivis pour avoir dénoncé les manquements élémentaires de l’Administration concernant la sécurité des établissements. Partout à travers nos territoires le mot d’ordre du Gouvernement est donc le même : tuer dans l’oeuf ce mouvement social et délégitimer les revendications des lycéen.nes.
Nous ne les laisserons pas faire. La CGT EDUC’ACTION des Bouches-du-Rhône réaffirme :- Son soutien à la mobilisation lycéenne, qui détermine librement ses modes d’actions, et à leurs revendications qui rejoignent les nôtres.- Que, conformément à l’appel de la Confédération CGT, elle protègera les élèves face à la répression et fera respecter les libertés démocratiques pour toutes et tous sans distinction.
- Qu’en cas de répression des lycéen.nes moblisé.es, notamment de déblocage, elle appelle tous les personnels à se mettre en grève et à ne pas reprendre le travail. LYCÉEN.NES, TRAVAILLEURS.EUSES, PARENTS : TOU.TES UNIS CONTRE LA RÉPRESSION ET POUR NOTRE DIGNITÉ
Marseille, le 30 septembre 2026 La CGT Educ Action 13