Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
16 Janvier 2021
EXIGE
L’ABANDON DU PROJET DE LOI DE
« SECURITE GLOBALE »
Surfant sur la crise sanitaire, le patronat profite de l’aubaine pour accélérer les restructurations, tente d’imposer des baisses de salaires et remet en cause l’ensemble des conquis, pendant que le gouvernement poursuit le démantèlement de notre modèle social par la casse de nos Services Publics et notre Sécurité Sociale aggravant de fait, non seulement la situation sanitaire, mais organisant une crise économique et sociale sans précédent.
À défaut de répondre aux besoins de la population et devant le risque de multiplication de contestations, Macron et son gouvernement viennent, avec la proposition de loi sur « la sécurité globale », protéger une fois de plus le capital, projet de loi inique qui légalise la violence d’État, s’octroyant tous les droits pour imposer par la force les choix politiques et réprimer tous mouvements sociaux, avec aujourd’hui le volet supplémentaire qui officialise le droit de fichage des opinions politiques, convictions religieuses, appartenances syndicales ou associatives et troubles psychologiques.
Dans la période, les travailleurs et leurs familles n’ont pas besoin d’une nouvelle loi liberticide mais de lois de progrès social garantissant de véritables perspectives d’avenir, tant pour les travailleurs actifs que ceux privés d’emplois, tant pour les jeunes en construction de leur avenir que pour nos aînés qui ont contribué à la création de notre modèle social. Des lois qui interdisent les licenciements, restructurations et délocalisations. Des lois qui taxent les revenus financiers qui ne se sont jamais aussi bien portés (dividendes, profits, grandes fortunes, …) pour répondre aux droits de se soigner, de s’éduquer, de se nourrir, de se loger et se chauffer pour tous.
LE DROIT DE VIVRE ET DE TRAVAILLER DIGNEMENT POUR TOUS.
La CGT des Bouches du Rhône exige :
• Le retrait du projet de loi relative à la « sécurité globale »
• Des lois d’urgences :
▪ Interdisant les licenciements, les restructurations et les délocalisations,
▪ L’imposition d’une contribution exceptionnelle des grandes fortunes à hauteur de 50% et la taxation de la totalité des dividendes pour financer les investissements socialement utiles, dont notre système de santé publique.
POUR NOS LIBERTES, NOS DROITS, NOS EMPLOIS ET CONTRE LA PRECARITE