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Union Locale CGT La Ciotat

Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)

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Chapelle-Darblay

 Chapelle-DarblayUne victoire qui en appelle d’autres…  

Après presque 3 ans de luttes, Chapelle-Darblay, dernier site français de fabrication de papier journal et d’emballage 100% recyclé, est sauvé. 

En 2020, après 90 ans de fabrication du papier journal, l’usine avait été fermée et 228 salariés avaient été licenciés.

C’est un soulagement intense pour celles et ceux qui se battaient pour la survie du site, ainsi que le recyclage en France, à l’heure où l’industrie du papier est en crise à l’international. 

Son ancien propriétaire, le groupe UPM, souhaitait délocaliser l’activité de production de papier en sacrifiant 1000 emplois directs et indirects au mépris des enjeux économiques, environnementaux, sociaux et territoriaux de l’activité de cette usine. 

Le site Chapelle Darblay dispose d’une capacité de recyclage de 480 000 tonnes par an, soit le résultat du tri de 24 millions d’habitants dans un rayon de 400 km, incluant notamment l’agglomération parisienne. 

En octobre 2021, son propriétaire, le groupe finlandais UPM, s’était décidé sur une vente au groupement Samfi-Paprec, pour un projet de reconversion vers de la production d’hydrogène. Une unité de traitement de papiers et carton à recycler était également prévue, mais avec très peu d’emplois (50), et le recyclage délocalisé en Allemagne.*

Le 10 mai dernier, la métropole rouennaise, qui avait préempté le site et les machines, a signé l’acte de vente à un consortium d’industriels mené par Fibre Excellence, premier producteur français de pâte à papier et Veolia, numéro un mondial de l’eau et des déchets. Le consortium va se spécialiser dans la production de cartons et de la ouate de cellulose de papier, pour l’isolation thermique. Il s’est engagé à reprendre les 230 salarié·e·s et prévoit 70 postes supplémentaires. L’énergie devait être produite par une chaudière biomasse, alimentée par des déchets organiques.*

Cette victoire est le résultat de 3 ans de lutte sans faille des « pap’ chap’ » – nom donné aux salarié·e·s de Chapelle-Darblay, et de toutes celles et ceux qui les ont soutenus, notamment le collectif Plus jamais ça* 

Le 28 avril 2021, sous l’impulsion d’Attac, de la CGT et de Greenpeace, les membres du collectif et les salarié·e·s en lutte, nous avions notamment occupé pendant 8 heures le quai du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance afin que le gouvernement garantisse le redémarrage de l’intégralité des activités de la Chapelle Darblay.*

L’écologie populaire enfin réalisée !

Cette victoire démontre que l’industrie française a un avenir si elle rime avec écologie et nous engage à poursuivre et amplifier nos actions avec nos partenaires syndicaux et associatifs de Plus jamais ça.*

Nous invitons toutes les personnes qui aspirent à lier « fin du mois, fin du monde » à nous rejoindre pour porter haut et fort nos futurs combats. 

La CGT, l’un des acteurs du combat pour sauver l’usine, a commenté dans un communiqué : 

« Cette victoire est le résultat de la bagarre sans faille des représentants du personnel de Chapelle Darblay mais aussi de tous « les Pap Chap », de toute la CGT, du collectif « Plus Jamais Ça », de tous ceux et celles qui ont soutenu « les Pap Chap » dans leur boite et dans la rue, de tous ceux et celles qui ont œuvré à la reprise, de près comme de loin, et soyons fous… même des personnalités du monde politique qui nous ont suivis et qui ont appuyé cette lutte. » 

Chapelle Darblay ne redémarrera pas avant 12, voire 18 mois, mais les salariés, syndicats et écologistes se réjouissent de la nouvelle après une lutte acharnée pendant trois ans. Une belle preuve que l’union fait la force !

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