Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
6 Février 2021
Libérer l’énergie du changement
Le 4 février, bravant le risque du virus qui me grignote la tête, je manifeste. Défilent les visages et les mots de la crise.
Colère, espoir, unité serpentent dans les rues de ma ville.
Des ouvriers, employés, techniciens, ingénieurs, cadres, chercheurs convaincus que pour trouver des solutions à la crise il faut soigner leurs maux quotidiens.
Changer la logique.
Cette logique qui conduit les employeurs à réduire à tout prix les salaires, les emplois, les investissements pour dégager toujours plus de bénéfices au seul profit des actionnaires… qui profitent de la pandémie pour, au plus vite, arracher des morceaux de nos vies.
Le 4 février, bravant le risque du virus qui me grignote la tête je manifeste… Certains affirmeront que nous étions beaucoup, d’autres pas beaucoup. Une chose est sure nous n’étions pas encore assez.
Combien de salariés se demandent à quoi ça sert ?
Combien d’entre eux pensent que l’on n’y peut rien ?
Peut-être suffirait-il de leur permettre de s’exprimer, d’échanger pour qu’en parlant de leur quotidien il leur prenne l’envie de le changer, de se mobiliser.
Cela dépend de chacun des militants, des adhérents de la CGT de provoquer ces rencontres.
Le 4 février, bravant le risque du virus qui me grignote la tête, je manifestais avec le sentiment que ces premiers pas sur le bitume tracent la voie de la construction d’un mouvement social.