Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
23 Juin 2021
Être responsables de notre avenir
Sommes-nous responsables de notre avenir ?
La réponse à cette question posée au bac philo cette année peut nous sembler évidente. Agir pour infléchir le cours des événements et construire un autre avenir, n’est-ce pas le cœur de notre engagement syndical ?
La question mérite pourtant qu’on s’y arrête.
En période de crise, et notamment celle de la Covid, l’incertitude du lendemain envahie nos pensées, influence nos comportements.
Pour se rassurer, certains regardent le passé avec nostalgie, d’autres s’accrochent à la promesse inéluctable d’un futur meilleur. Et puis il y a ceux qui s’enferment dans la crainte, se sentant impuissants…
Construire l’avenir n’est pas une question de choix individuel ?
Au delà de l’impact de la situation sur l’évolution de l’état d’esprit de chacun, la question essentielle n’est-elle pas de savoir si nous sommes individuellement responsables de notre avenir quand les choix nous échappent, quand nous les subissons ?
Façonner le monde de demain, pour qu’il réponde aux besoins et aux souhaits du plus grand nombre, relève d’une conscience et d’une entreprise collective.
En revendiquant être cet espace de responsabilité collective, notre syndicalisme joue son rôle pour agir sur l’avenir de chacun et de tous.
N’est-ce pas l’enjeu auquel il doit répondre ?
Être au service des salariés, retraités et privés d’emploi, pour faire avec eux et finalement leur donner les moyens d’être responsables de leur avenir.