Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
1 Avril 2020
NON, LES TRAVAILLEURS NE PAIERONT PAS LA CRISE
Nous sommes confrontés à une crise sanitaire grave et tout doit être mis en oeuvre pour protéger toute la population. Or, les déclarations ambiguës sur le confinement du Président Macron ne vont pas en ce sens. Si la France est en « guerre face à l’ennemi COVID-19, invisible, insaisissable et qui progresse » des dispositions exceptionnelles doivent être prises en dehors de toutes considérations financières. (Seules les entreprises indispensables à la vie doivent continuer à fonctionner. Il y a une différence fondamentale entre la vie et l’économie.)
Aucune de nos vies ne doit être sacrifiée au profit du capital.
En ce sens, la déclaration de la ministre PENICAUD appelant les entreprises du Bâtiment et Travaux Publics à reprendre le travail est inacceptable et irresponsable. Tout comme l’est celle du ministre de l’économie Bruno LEMAIRE déclarant que la lutte contre le coronavirus est «aussi une guerre économique et financière ».
Avec sa loi « Urgence Coronavirus », le gouvernement soutient une vision très précise de la gestion de la pandémie dans les entreprises. C’est une HONTE, de profiter d’une crise sanitaire pour éradiquer nos conquis sociaux comme le temps de travail, le droit aux congés, etc… Avec cette loi, Macron et son gouvernement donne au patronat les pleins pouvoirs afin d’organiser le travail selon leurs intérêts et permet l’accélération de la transformation de leur modèle économique.
Ainsi malgré l’urgence sanitaire, le gouvernement et certains patrons continuent, main dans la main, à exposer les travailleurs, les obligeant à travailler pour assurer la continuité du profit.
Partout en France comme dans notre département, les entreprises non indispensables aux besoins de premières nécessitées, continuent leur activité aggravant ainsi le risque de propagation du virus au détriment de la santé des salariés, de leur famille, de la vie de chacun d’entre nous.
Pour la CGT des Bouches du Rhône, il est indispensable que soit établie la liste exhaustive des secteurs et entreprises devant fonctionner durant cette crises sanitaire et d’ordonner aux autres d’interrompre leur activité.
Il est urgent d'élargir le confinement !!!
Oui les salariés, en arrêtant le travail, sont responsables et contribuent à sauver des vies lorsqu’ils font grève ou utilisent leur droit de retrait et demandent la suspension de l’activité non essentielle de leur entreprise. Des vies qui n’ont pas de prix : 1000 € de prime ne peut-être le prix d’une vie de travailleur !!!
L’arrêt de ces activités non essentielles dans la période doit permettre la réquisition dans toutes les entreprises du matériel de protection (masques, combinaisons, gants, gel hydro-alcoolique...) utile et nécessaire aux professionnels de santé et aux travailleurs dont les activités sont primordiales.
Union Départementale CGT des Bouches du Rhône
Bourse du travail – 23 BD C. NEDELEC 13331 MARSEILLE CX 03
Tél. : 04 91 64 70 88 – Fax : 04 91 95 78 24 –
mail : ud-cgt-13@orange.fr
http://cgt13.reference-syndicale.fr - Facebook: UD CGT 13