Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
19 Février 2021
Le soleil brillera-t-il sur nos vacances pour échapper à la réalité de cette sombre météo sociale qui persiste ?
Est-ce vraiment nécessaire ?
Nombreux sont ceux qui s’en chargent avec zèle, prédisant l’imminence inéluctable d’une plus grande catastrophe encore, enfonçant chaque jour un peu plus le clou du fatalisme.
Nos esprits militants n'en sont pas épargnés.
L’impatience nous submerge au risque d’être tentés d’emprunter des raccourcis.
Au risque de ne pas voir que l’état d’esprit des salariés regorge d’intelligence, de conscience et d’attente.
Au risque de ne pas voir que leur mécontentement exprime avant tout la volonté de bonheur et que l’énergie qui est en eux ne demande qu’à surgir.
Les cris ne chassent pas les nuages : s’opposer, dénoncer ne suffit pas à dessiner une perspective mobilisatrice.
Au contraire, ils contribuent à démontrer l’écart qui existe entre les solutions que nous proposons et ce que nous sommes capables de faire, entretenant, du coup, le sentiment d’impuissance.
Il est donc urgent de sortir de la routine dans laquelle cette situation nous enferme, de faire la démonstration que notre organisation leur est utile et qu’ils y ont toute leur place.