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Union Locale CGT La Ciotat

Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)

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h2 x

 

Bonjour à tous, 

Voici les propositions alternatives concernant la restructuration de la société H2X pour éviter les licenciements et développer l'outil industriel. .
 
Ces propositions ont été  soumises let mercredi  2 septembres  lors de la réunion que nous avons avec le conciliateur  nommé par le tribunal de commerce .

 

L'Union Locale CGT de la Ciotat soumet, dans ce sens, des propositions alternatives aux licenciements  celles-ci s’inspirent des mesures gouvernementales issues des dispositions prises pour le maintien des salariés et de leur potentiel industriel

 

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-après un certains nombre de propositions  dans le cadre du plan de restructuration. Ces propositions ne sont pas exhaustives, et nous nous réservons la possibilité de vous en faire parvenir de nouvelles. Ceux-ci dans notre effort de limiter les licenciements.

 

Un certain nombre de mesures pourraient dés à présent limiter le nombre de poste supprimés, si tant est que nous retenions comme valable le nouvel organigramme projeté par notre employeur, son plan de charge et son prévisionnel de trésorerie qui repose en grande partie sur des renégociations de dettes sociales, de loyer, fournisseurs…qui n’ont pas encore abouties.

 

Certains axes de réflexions pourraient en effet permettre de limiter l’impact social du plan en préservant des emplois, soit ouvrir des perspectives d’évolution de présence commerciale afin de développer significativement le cahier des charges

 

 

 

Suppression des heures supplémentaires :

Un certain nombre d’heures supplémentaires en plus des 39 heures ont été réalisées durant les 2 mois passés, les élus demandent que cela cesse

 

 

ee Suppression des heures supplémentaires :

Un certain nombre d’heures supplémentaires en plus des 39 heures ont été réalisées durant les 2 mois passés, les élus demandent que cela cesse.

 

Chômage partiel :

Un projet de chômage partiel/ Formation peut être envisagé et étudié, il serait possible de demander des cofinancements. Cette mesure, considérée comme trop engageante par l’employeur, pourrait sauvegarder des emplois, notamment dans les catégories Dessinateurs, chef de projet qui seront les premiers postes nécessaires lors de la reprise d’activité. D’une façon plus large, l’ensemble des postes de production pourraient bénéficier de cette mesure. De fait, elle permettrait à la société de conserver intégralement son savoir-faire, et aux salariés, d’accroitre leur domaine de compétence tout en conservant leur poste. Une convention devrait être négociée avec le syndicat et la Direction Départementale du travail, de l’emploi et de la formation.                                                                                                

Modulations du temps de travail :

La saisonnalité de l’activité de la plaisance permet d’envisager une modulation du temps de travail sur l’année. Cette solution résulterait d’un accord à négocier avec le syndicat.

 

Formation à la polyvalence :

Dans ses perspectives, l’employeur considère que les formations à la      polyvalence seront effectives dès la fin de la restructuration, et considère que tous seront facturables à 90% de leur temps de travail. Quel seront les temps effectifs de formation ?

Nous pensons qu’il est nécessaire de compter 2 postes supplémentaires pour faire face à ce besoin de temps de formation.

 

Absentéisme :

L’employeur dans sa définition du plan de charge ne semble pas prendre en compte l’absentéisme moyen au sein de notre entreprise. Cet absentéisme est de moyenne à 10% en comptant les arrêts maladie, accidents du travail, congés maternités… Il faut donc reconsidérer les effectifs sous peine de ne pouvoir faire face à une surcharge de travail, qui risquera de se reporter directement sur les effectifs de production. Nous estimons dans ce sens qu’il faut accroitre l’effectif de production de 4 personnes.

 

Recours au temps partiel :

La proposition doit être faite aux salariés. Le temps partiel peut être une solution pour maintenir des postes de travail, ceux-ci pourraient être proposés sur une période définie, ou indéterminée et renégociable. Cette solution pourrait elle aussi diminuer le nombre de licenciés.

 

Suppression CDD et intérim :

Nous souhaitons que l’employeur s’engage à ne pas faire appel à ce type de contrat, de façon à privilégier la priorité à la réembauche. Celle-ci, proposée par l’employeur à un an, doit être augmentée à deux ans au vue des délais de signature et de réalisation de contrat dans le secteur de la plaisance de luxe. De plus, la priorité à l’embauche donnée aux licenciés doit comprendre la possibilité d’une formation pour permettre à la personne de prendre son poste.

 

Réorganisation des effectifs :

Nous notons que notre société, après restructuration, comprendra 15 productifs sur un effectif de 41 personnes. Ces effectifs comprennent les chefs métiers qui devraient être à 80% en production. Ces personnes devront de plus s’occuper des commandes matières, participer à l’écriture des devis, gérer leur personnel, suivre les projets et être co-responsable du magasin…Nous ne pensons pas qu’il soit concevable de tenir un tel planning et invitons la direction à revoir à ce sujet ses estimations.

Enfin, si ces chefs doivent effectivement passer 80% de leur temps en production, pourquoi alors ne pas conserver un salarié expérimenté, dont le coût salarial serait moins lourd pour l’entreprise ?

 

Mesures de réorganisation, perspectives d’évolution :

Internalisation des sous-traitances :

 Nous estimons que l’entreprise doit, à partir d’une étude du bilan comptable des trois dernières années des prestations et coût de sous-traitance, établir la somme des métiers nécessaires à l’entreprise, et notamment dans le cas des refits, et réintégrer les métiers électricité, peinture, et mécanique permettant un éventail plus large de compétences proposées.  Cette mesure, en réintégrant des métiers dont les compétences existent déjà dans l’entreprise permet de se présenter sur des devis plus complets et de nouveau, préserver des emplois.

 

Etude de marché :

Nous pensons que dans le cadre d’un resserrement du marché et de son évolution prévisible, il est utile de faire une étude de celui-ci afin de déceler au plus vite quelles seront ses tendances d’évolution, quelles seraient les « niches » permettant de s’assurer un chiffre d’affaire régulier. Quelles seront les nouvelles tendances de la plaisance à court et moyen terme ?

 

Recherche de travaux en « Extra-naval » :

Les métiers de notre atelier peuvent tout à fait être compétitifs sur les marchés extérieurs à la plaisance. C’est pourquoi nous proposons que notre activité commerciale s’intéresse aussi à l’immobilier, les habitations de luxe, et les contrats publics. Nos menuisiers ont un appareil productif haut de gamme permettant de fabriquer des pièces simples ou complexes : Cuisines de luxe, aménagement de magasins, décors de tout type…

Nos chaudronniers pourraient fabriquer eux aussi dans ce sens là, des mains courantes, des rambardes, des escaliers, portails, pièces de ferronnerie ou d’accastillage…

Les stratifieurs, autonomes dans le domaine de l’injection pourraient fabriquer des pièces spécifiques de haute réalisation…

Ces exemples ne sont pas exhaustifs mais définissent une orientation qui n’a pas été prise en considération.

 

 

Ces propositions permettent de pallier dans l’immédiat à toutes mesures de licenciement économique ouvrent d’autres perspectives en terme de maintien d’emplois et d’activités. C’est le seul moyen de poursuivre une activité pleine et entière intégrant dans l’avenir un processus de reconquête économique. H2X ne peut continuer son activité qu’au tour d’un projet industriel ambitieux sur le site du chantier naval de La Ciotat.

 

 

 

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