Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
11 Juin 2009
Pas de ramassage des ordures ménagères les négociation sont au point mort.
Aucune négotiation n'a eu lieu pendant la journée du 10 juin entre la direction d'ISS et les representants des salariés.
Nous continuons à bloquer le site il n'y aura pas de collecte des ordures ménagéres sans négotiations... lance Marc GENIER représentant CGT ...
La société ISS remplace la société BRONZO depuis 2007.
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Hier matin, la direction d'ISS environnement afait constater par un huissier que le personnel en grève bloquait toute sortie de camions du site d'Athélia.
Le climat était plutôt tendu, hier matin, sur les hauteurs d'AthéliaIV. C'est là, à deux pas de la déchetterie, que se trouve le site ciotaden de l'entreprise ISS Environnement, chargée depuis janvier2007 du ramassage des ordures ménagères et du nettoiement de la ville. Depuis l'aube, les 32salariés avaient en effet décidé d'entamer un mouvement de "grève illimitée" sous la bannière du syndicat CGT, dénonçant "un climat déplorable avec la direction", "un manque de moyens" et "des salaires trop bas".
"Nous ne sommes pas équipés pour travailler correctement, précisent d'une seule voix les éboueurs en grève: la motocrottes qui tournait tous les jours ne passe plus que le jeudi, le Kärcher pour nettoyer les rues a été supprimé, pour les encombrants, nous n'avons que des triporteurs alors qu'il faudrait des camions-grue, et nous avons besoin d'une benne supplémentaire pour assurer les tournées. Sans parler des camions qui ne sont nettoyés qu'une fois par mois!"
L'installation d'ISS, à Athélia, est en effet des plus sommaires: un terrain vague où est stationné le parc de 12 camions 30tonnes et le matériel, quelques préfabriqués en guise de bureaux et vestiaires pour le personnel et un petit local pour tout atelier de mécanique.
Pour la plupart anciens de la société Bronzo, qui assurait auparavant ce marché, les salariés regrettent "une dégradation des conditions de travail", alors que "la population ne cesse d'augmenter à La Ciotat": "Avec tous les programmes immobiliers achevés, il y a 3600personnes de plus à La Ciotat et qui paient une taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères. Et on n'a pas de moyens supplémentaires, soulignent-ils. C'est même le contraire: en 1980, on était 100hommes pour faire LaCiotat, en 2009 on est 38 (en comptant les intérimaires auxquels la société fait appel régulièrement, Ndlr)!"
Salaires revalorisés
Enfin, les salariés ciotadens d'ISS demandent que leurs salaires soient revalorisés, en rapport avec ceux des salariés marseillais de l'entreprise: "À travail égal, ils ont des coefficients supérieurs (de l'ordre de 150€), et plus de moyens!"
Bernard Dupuis, chef d'agence basé à La Londe dans le Var, était sur place hier matin pour tenter de régler le conflit: "Nous avons accepté de négocier et d'accorder une promotion des coefficients pour 28 des 32salariés, précise-t-il, en plus de différents avantages (un chèque cadeau de 100€ en fin d'année, une réorganisation du travail et une prime d'été), mais ça bloque sur la question de la benne supplémentaire. Je leur ai dit que je ne pouvais pas leur donner la réponse aujourd'hui, mais que je prenais en compte leurs doléances et que j'allais étudier les tournées. Pour l'heure, nous devons un service minimum à la commune, c'est stipulé dans le contrat, mais ils bloquent le site. Je leur demande de reprendre le travail, et nous reprendrons les négociations à zéro."
De leur côté, les grévistes semblaient hier déterminés à ne pas lâcher: "S'il faut passer la nuit ici, on le fera, mais on ne reprendra pas le travail tant qu'on n'aura pas eu satisfaction."
article de la provence . F. Gros