Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
8 Novembre 2013
A l’appel de la CGT, des milliers de personnes venues de toute la France se sont rassemblées ce mardi 05 novembre 2013 pour soutenir cinq de ses militants convoqués au tribunal correctionnel de Roanne.
Les 10 000 manifestants ont réclamé la relaxe pure et simple des cinq militants et exigé le vote d’une loi d’amnistie* sociale pour les militants poursuivis dans le cadre de leur activité syndicale.
Les « 5 de Roanne » sont devenus le symbole des libertés d’actions et d’expressions syndicales de tous ces militants CGT victimes de répressions syndicales et de harcèlements.
Cet acharnement politico - judiciaire dure depuis plus de 3 ans et c’est leur quatrième procès.
Les cinq militants, quatre hommes et une femme fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers, encouraient un an de prison et 15 000 euros d’amende, pour avoir refusé de se soumettre (au mois de mai dernier) à un prélèvement de leur ADN.
Une peine d’un mois de prison avec sursis a été requise contre les prévenus. Le délibéré sera rendu le 17 décembre.
Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, a assisté à l'audience.
Rappel des faits
Nos 5 camarades avaient été reconnus coupables de « dégradations en réunion », en novembre 2012, par la Cour d’appel de Lyon parce qu’ils avaient tagué sur la voie publique (en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites le 23 septembre 2010) « casse-toi pov’con », reprenant l’invective lancée par Sarkozy à un visiteur qui refusait de lui serrer la main au Salon de l’agriculture en 2008.
Dispensés de peine, mais convoqués par la police et la gendarmerie, les 5 militants avaient refusé d’être traités comme des criminels et d’être inscrits au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
Le droit de manifester et de s’exprimer doit être garanti dans le «pays des droits de l’homme».
*Le Sénat a voté une loi d’amnistie des syndicalistes, le gouvernement refuse de la faire adopter par l’Assemblée Nationale.