Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
23 Novembre 2010
La loi portant la réforme des retraites a été promulguée. Décidément, le gouvernement et son président en tête ne sortiront pas grandis de cette période. Le remaniement ministériel annoncé depuis 6 mois par le Président de la République s’inscrit dans la continuité et n’annonce aucun changement de politique. Le contenu est donné. Ce nouveau gouvernement de droite reste plus que jamais libéral et sa mission est de continuer à réformer et faire peser les efforts toujours sur les mêmes. C’est cette injustice sociale que nous sommes de plus en plus à contester pour des choix de progrès social. C’est cette logique que nous combattons « à travers la réforme des retraites » qui veut faire supporter 85 % de son coût sur le dos des salariés. C’est cette logique qui se retrouve dans le vote du budget de la Sécurité Sociale avec l’objectif de ramener le déficit public à 6 % en 2011 et 2 % en 2014 sans aucune préoccupation de santé publique ni d’amélioration de l’organisation du système de soins. C’est cette logique qui s’applique au budget des Finances avec la baisse des dépenses publiques (suppression de milliers d’emplois de fonctionnaires) et l’augmentation des impôts. C’est la même logique que le gouvernement veut imposer dans les prochains jours avec sa réforme sur la dépendance : - CSG obligatoire pour les retraités ; - Obligation dès 50 ans de souscrire à une assurance privée On le voit bien l’enjeu que l’on porte dans le dossier des retraites se retrouve dans tous les aspects de la vie sociale et économique de notre pays. Une répartition des richesses - D’autres choix de société sont possible. 4 millions de chômeurs, c’est un chômage de masse qui s’installe dans notre pays, la jeunesse est particulièrement concernée. Notre département est touché de plein fouet, la décision d’Unilever de fermer l’usine Fralib à Gémenos est un non-sens. Hausse EDF, GDF, Tabac, pain, essence… c’est le pouvoir d’achat des français qui ne cesse de reculer. C’est pour toutes ces raisons que les organisations syndicales ont décidé de poursuivre dans l’unité et feront du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisations. Aujourd’hui, rien ne peut gommer les attentes sociales portées par un formidable mouvement social depuis des mois et qui reste présent. le Gouvernement et le patronat vont s’efforcer de montrer qu’ils renouent le dialogue social, mais personne n’est dupe ! C’est bien par des réponses nouvelles en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de retraite et de la répartition des richesses créées que nous pourrons considérer être enfin entendus. Ce 23 novembre, nous vous appelons à décider l’arrêt de travail sous toutes ses formes à partir des revendications identifiées dans chaque entreprise. Ce 23 novembre, nous vous appelons à interpeller vos directions pour obtenir des négociations. Ce 23 novembre, est de nouveau un rendez-vous de mobilisation et de manifestation dans l’unité. 11h30 - devant le Medef, Place général De Gaulle à Marseille On est toujours là, on ne lâchera pas, on veut de véritables négociations sur les retraites, l’emploi, les salaires, la protection sociale… On veut une justice sociale !