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Union Locale CGT La Ciotat

Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)

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Marseille le 29 Janvier 2009

A Marseille, 300.000 manifestants ont défilé jeudi selon les syndicats, 24.000 selon la police, une différence énorme dans les décomptes mais que l’on retrouve lors de chaque grande manifestation dans cette ville.

En 2006, lors des manifestations organisées le 18 et le 28 mars puis le 4 avril pour demander le retrait du contrat de première embauche (CPE), les syndicats avaient annoncé dans la cité phocéenne une mobilisation de 130.000 manifestants pour la première journée puis de 250.000 pour les deux suivantes, quand la préfecture faisait état de 7.000 personnes le 18 mars, 28.000 le 28 mars et 35.000 le 4 avril.

Cet écart important avait donné lieu à des contestations, notamment de la part du syndicat UNSA-police de Marseille, dont un représentant avait, comme les organisateurs, évoqué un nombre approchant les 250.000 manifestants.

Le contrôleur général René Bailly, directeur régional des Renseignements généraux, avait lui confirmé les chiffres officiels et qualifié "d’abracadabrantesques" ceux des syndicats.

Interrogés jeudi par l’AFP, les deux fournisseurs de chiffres - police/préfecture d’un côté, syndicats de l’autre - ont campé sur leurs annonces et se sont imputés réciproquement la responsabilité de l’exagération des chiffres.

"Les vingt mille ont été annoncés alors que la manif n’était pas partie, c’est du n’importe quoi, ils n’ont même pas pris la peine de compter", s’est insurgé Thierry Pettavino de l’union départementale CGT.

Se bornant à répéter le chiffre des 24.000, police et préfecture n’ont pas souhaité commenter officiellement plus largement ces chiffres, certains qualifiant le sujet de "sensible".

Partie à 10h30 du Vieux-Port, la manifestation a emprunté un itinéraire d’environ trois kilomètres et alors que les premiers manifestants commençaient à se disperser à l’arrivée, le gros du cortège était toujours au Vieux Port.

Les derniers manifestants - les sympathisants du PS et de Sud - ont dû patienter près de trois heures pour pouvoir remonter la Canebière.

"Au-delà de la querelle de chiffres", cette manifestation "a été à la fois plus et moins massive, plus massive que celles contre le CPE, car elle touchait plus de corps de métiers, mais avec moins de représentants de chaque secteur", a indiqué à l’AFP

Raphaël Liogier, professeur de sociologie à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence.

(afp)

 

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-  3000 à Arles,
- 30000 à Toulon,
- 15000 à Avignon,
- 4000 dans les Hautes-Alpes,
- 300 000 manifestants à Marseille, du jamais vu depuis de nombreuses années et notre   victoire contre le CPE !!!

Avec 55% de cheminotes et de cheminots de la Région PACA en grève, pour la défense des emplois, l’augmentation des salaires et pensions, une protection sociale solidaire et de haut niveau, et la défense des Services Publics, cela constitue une véritable alarme sociale vis-à-vis de la Direction Régionale SNCF et du Gouvernement.

Sarkozy et son Gouvernement doivent tenir compte de la mobilisation engagée et apporter rapidement des réponses à la plate-forme revendicative portée par les 8 Organisations Syndicales.

Soutenue par 75% des Français, cette journée du 29 janvier 2009, restera dans les mémoires comme une des plus fortes journées de lutte et de mobilisation, contre la politique du gouvernement.

Dès demain, dans chaque Etablissement, posons avec les cheminots le cahier revendicatif, et les conditions nécessaires de l’élévation du rapport de force afin d’obtenir l’ouverture de négociations sur l’ensemble de la plate forme revendicative des Fédérations Syndicales de cheminots.

Emplois, salaires et pensions, réorganisations, conditions de vie et de travail des cheminots, le Président Pepy doivent rapidement apporter des réponses aux revendications des cheminots, et notamment revoir sa copie sur le budget 2009, qui prévoit 2600 suppressions d’emploi.

Pour information, les Organisations Syndicales ont déjà pris rendez-vous, le 02 février afin d’analyser la mobilisation engagée, et si d’aventure le gouvernement n’entendait pas le message fort lancé par plus d’un million de manifestants, tant du secteur Public que du Privé, la possibilité d’une nouvelle perspective de mobilisation pourrait être envisagée.

Pour être plus fort, soyons plus nombreux !!

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