Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
17 Décembre 2021
La journée internationale des migrant.e.s du 18 décembre aura lieu, cette année, dans un contexte de crise économique et sociale exacerbant l’instabilité mondiale, amplifiée par la pandémie qui touche plus particulièrement les plus pauvres et les plus précaires.

La CGT a mis en lumière, depuis plusieurs années, que des pans entiers de l’économie ne pourraient fonctionner sans les travailleuses et travailleurs sans papiers. La pandémie et le confinement ont accentué cette réalité. Parce qu’ils sont travailleurs sans papiers, ils subissent des discriminations multiples, des conditions de travail dégradées et les contrats les plus précaires.
Les régulariser, c’est se battre contre le travail dissimulé, contre la précarisation de la société et tirer les conditions de travail de tout le monde vers le haut !
Le 25 octobre 2021, 300 travailleurs sans papiers ont d’ailleurs mené une grève coordonnée victorieuse dans 11 entreprises franciliennes pour leur régularisation mais aussi en obtenant l’amélioration conséquente de leurs conditions de travail.
Plus que jamais, la CGT revendique la régularisation immédiate de tous les travailleurs sans papiers sur simple preuve de leur relation de travail et demande la ratification par la France de la convention internationale pour les droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990.
Face aux fantasmes sur l’immigration, la CGT réaffirme le principe de réalité, d’égalité et d’unité du salariat.
Les travailleurs migrants font partie intégrante de la classe ouvrière de ce pays et ils ne doivent être ni ignorés, ni méprisés. Nos intérêts sont communs dans les entreprises !