Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
12 Février 2009
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La mobilisation unitaire organisée à l’initiative de tous les syndicats de salariés du 29 janvier s’est traduite par une très large participation aux grèves dans de nombreux secteurs professionnels et une manifestation à Marseille de 300 000 personnes. <o:p></o:p>
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2.5 Millions de salariés du privé et du public, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, lycéens ont conjugué leurs forces en masse pour exiger des réponses à leurs revendications.<o:p></o:p>
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Cette mobilisation a contraint le Président de la République à s’exprimer le jeudi 5 février à la télévision pendant 90 minutes. <o:p></o:p>
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Sans grande illusion, mais avec de légitimes attentes, chacune et chacun d’entre nous, attendaient du Président qu’il réponde aux revendications exprimées le 29 janvier. Force est de constater que si le Président de la République s’est présenté à l’écoute des inquiétudes, il n’apporte aucune réponse concrète.<o:p></o:p>
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Le Chef de l’État a convoqué pour le 18 février une rencontre entre les pouvoirs publics, le patronat et les syndicats. Ce cycle de discussions porte notamment sur le partage des profits entre les actionnaires et les salariés. Cela confirme la force des revendications pour la revalorisation des salaires, la profondeur du sentiment d’injustice suscité par les réponses gouvernementales à la crise financière et économique. Mais Nicolas Sarkozy continue de justifier sa politique opposant la relance de l’investissement à celle de la consommation, pour mieux rejeter toute idée de revalorisation du SMIC et des salaires.<o:p></o:p>
Face à l’expression des préoccupations sur l’emploi, il s’est prononcé pour l’arrêt des délocalisations de l’industrie automobile, mais est resté muet sur les moyens qu’il entend mettre en œuvre pour y parvenir. Il n’a apporté aucune réponse à la revendication de nouveaux droits collectifs d’intervention des salariés pour s’opposer aux suppressions d’emplois et aux fermetures d’entreprises. Pire, la seule décision prise est un nouveau cadeau accordé sans contrepartie aux entreprises : la suppression de la taxe professionnelle, annonciatrice d’un alourdissement de la fiscalité locale au détriment du pouvoir d’achat des salariés, chômeurs et retraités.<o:p></o:p>
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Pour nous c’est clair, le compte n’y est pas !<o:p></o:p>
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C’est la raison pour laquelle les 8 confédérations, CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA et SOLIDAIRES, ont décidé de lancer une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 Mars prochain. Pour gagner face au gouvernement et au MEDEF il est plus que jamais nécessaire de continuer à se mobiliser dans chaque entreprise pour faire plus fort que le 29 janvier et gagner tous ensemble.<o:p></o:p>
Dans ce contexte, c’est bien le rapport de forces qui va être déterminant, la CGT invite les salariés à amplifier leur engagement en décidant de se syndiquer à la CGT.<o:p></o:p>