Rédigé par cgtlaciotat et publié depuis
Overblog
Ce 1er mai 2009 revêt un caractère historique pour au moins deux raisons : - La crise économique et sociale qui frappe le modèle capitaliste est la plus grave depuis 1929. - Huit organisations syndicales présentent un front uni et appellent les salariés, retraités et chômeurs à manifester pour faire entendre leur voix et leurs revendications au gouvernement. Comme chacun peut le constater, les salariés sont les premières victimes de cette crise : les ouvriers de Sony, Caterpillar, 3 M, Fulmen, Arcelor-Mittal, Scapa, FM Logistic, Molex, Continental, etc. sont sacrifiés sur l’autel des actionnaires et sur celui des dirigeants des grands groupes transnationaux qui continuent de s’octroyer dividendes, bonus, stock options, retraites chapeau et autres parachutes dorés, alors qu’ils sont les architectes du désastre. Dans ces conditions peut-on s’étonner que les salariés jetés sur le carreau, qui voient leurs vies et leurs familles brisées à cause de la criminelle cupidité de quelques uns, soient poussés au désespoir en « séquestrant » les dirigeants de ces groupes afin de les amener autour de la table des négociations. Qui sont les véritables preneurs d’otages ? Ceux qui ont accumulés d’indécentes fortunes grâce à une économie-casino financiarisée au détriment de l’économie réelle et de millions de travailleurs, ou les salariés qui créent la richesse collective à la sueur de leur front ? Les situations exceptionnelles appellent des réponses exceptionnelles. La Ciotat tient une place singulière dans l’histoire du mouvement social. Et nous savons que sans l’occupation du chantier naval pendant plus de 10 ans et les nombreuses actions conduites par les ouvriers du site, il n’y aurait pas aujourd’hui de chantier de haute plaisance et 600 emplois de la filière maritime. Les attaques contre le monde du travail ne se limitent pas à la sphère productive. Les services publics sont également la cible des politiques néolibérales du gouvernement de Sarkozy. C’est ainsi qu’à La Ciotat, le démantèlement des services publics s’est traduit par la fermeture des bureaux d’EDF, de la CAF, de la Gendarmerie, ou encore par la fermeture d’école et de classes, sans oublier la disparition programmée du tribunal d’instance et du service de réanimation de l’hôpital. Salariés du privé comme du public, retraités, chômeurs, sans oublier la jeunesse, nous sommes tous aujourd’hui confrontés à une crise majeure qui commence à produire ses premiers effets. Plus que jamais, la riposte du monde du travail doit être à la hauteur des enjeux. Si l’unité syndicale de ce premier 1er mai constitue un moment symbolique, il faudra aller au-delà du symbole et construire un rapport de forces capable de renverser cet ordre économique et social inique qui a engendré cette crise qui frappe les salariés de plein fouet.