Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
20 Mars 2022
Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’invasion militaire de l’Ukraine, acte de guerre décidé par Poutine.
Notre exigence c’est l’arrêt immédiat de la guerre !
Notre solidarité va au peuple ukrainien, aux travailleurs, aux syndicats, victimes des bombardements et des tueries.
Mais aussi au peuple russe à ces milliers de manifestants contre la guerre à Saint Pétersbourg, à Moscou, à Novosibirsk… bravant la répression et la menace de 15 ans de prison.
Notre solidarité à tous, mais en particulier au peuple allemand qui a manifesté avec ses syndicats à 500 000 à Berlin, 250 000 à Cologne, 300 000 à Dresde, plus qu’un symbole.
Les peuples, les travailleurs ne veulent pas la guerre ! Ils ne veulent pas être chassés de leur foyer par les bombes.
Plus de trois millions d’Ukrainiens sont jetés sur les routes de l’exil.
Nous exigeons du gouvernement que tous les réfugiés qui fuient la guerre avec leur famille, qui fuient les guerres, soient accueillis sans considération de leur origine, couleur de peau ou religion.
Poutine a décidé la guerre. Mais nous condamnons toute cette escalade de livraisons d’armes, de concentration de troupes de l’OTAN dans les pays baltes, en Pologne, et l’envoi dans ce cadre, par le président Macron, de milliers de combattants en Roumanie à la frontière de l’Ukraine.
Et tout cela afin de répondre aux exigences des USA que, sanctions obligent, soient coupées les livraisons du gaz russe, pour permettre au gaz de schiste américain de déferler sur l’Europe.
Cette situation est lourde de menaces et de dérapages aux conséquences imprévisibles.
L’OTAN, l’Union européenne et les USA portent une lourde responsabilité dans l’escalade guerrière.
Nous refusons l’union sacrée qui voudrait associer les travailleurs aux préparatifs de ces va-t-en guerre. Le Président Macron l’a déclaré : nous devrons faire des sacrifices. Nous devrons nous chauffer moins dit-il, quand déjà 20% des Français ne peuvent pratiquement plus se chauffer.
Nous refusons les hausses vertigineuses du carburant, du gaz. Les hausses de prix de la farine, des pâtes.
Nous restons fidèles aux principes de paix et de désarmement du mouvement syndical.
Le Président-candidat l’a dit : il faudra travailler plus longtemps. Et il remet la question de la réforme des retraites sur le tapis, avec comme première mesure le départ à 65 ans.
Nous refusons qu’au prétexte de la situation de guerre que nous n’avons pas voulue les travailleurs soient touchés par des restrictions. Retour à la retraite à 60 ans !