Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais (Ambroise CROIZAT)
8 Janvier 2016
Manifs interdites, perquisitions, assignations arbitraires, l'état d'urgence (loi de 1955) est détourné et utilisé contre des personnes sans lien avec les risques d'attentats. Un prétexte pour contrôler et museler la contestation politique et sociale.
La loi votée le 20 novembre 2015 qui prolonge pour 3 mois l'état d'urgence, offre des pouvoirs spéciaux aux préfets et aux forces de police pour contourner la procédure pénale actuelle alors que l'arsenal juridique existant permet déjà d'agir face au terrorisme.
L'état d'urgence fut la période la plus sombre (1955) de la IVe République et la plus autoritaire (1958,1961-1963, 1984, 2005) de la Ve République.
En proposant d'inscrire l'état d'urgence dans la Constitution, François Hollande s'engage dans une voie dangereuse car les dispositifs d'exception inscrits dans le droit sont toujours réutilisés plus tard dans des contextes différents.
A l'appel de la Ligue des droits de l'homme, une centaine d'organisations (dont la CGT) demandent une sortie immédiate de l'état d'urgence.
Opposons au terrorisme, PLUS DE DEMOCRATIE !